La rivière Kosi dévale du Népal, près des plus hauts sommets du monde et se répand dans la plaine du Nord Bihar, alimentée par la fonte des neiges et la mousson, pour se jeter dans le Gange. Ses crues sont dévastatrices et son cours, imprévisible, s’est déplacé de plus de 200 kms vers l’Est, durant ces deux derniers siècles.
![]() |
![]() |
Dans les années soixante, le gouvernement indien, associé au royaume du Népal, décide la construction d’un grand barrage à Birbur, à la frontière népalaise, ainsi que la construction de deux digues (dites digue Est et digue Ouest) afin de canaliser et réguler la rivière Kosi.
Après soixante-dix ans, le bilan pose question, tant sur le plan des résultats économiques que sur le sort catastrophique des populations vivant entre les digues (plus d’un million de personnes).
« Aujourd’hui, tous les indicateurs de détresse et de pauvreté sont manifestes pour ces villages et leurs habitants. Un million de personnes, contraintes de vivre entre les digues, sont devenues un exemple affirmé de détresse, de pauvreté et de marginalisation. »
Anindo Banerjee. Expert international en développement participatif.

